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FATEMA BINET ORGANISE SON PROPRE DÉFILÉ :
PEINTURES EN MOUVEMENT
A L'INSTITUT DU MONDE ARABE A PARIS
qui célèbre Le Maroc Contemporain.
1, rue des Fossés Saint-Bernard - 75005 Paris
LE 30 NOVEMBRE 2014
Institut du Monde Arabe
Auditorium - Niveau -2
Dimanche 30 novembre 2014
DÉFILE
PEINTURES EN MOUVEMENT
" Peintures en mouvement ", c’est le thème des
nouvelles créations.
Une invitation au voyage, le temps d’un
défilé,
transportés par leur vision artistique avec les
tableaux peints sur les robes.
Un défilé exceptionnel dans cet endroit
mythique de la Capitale,
l’Institut du monde arabe, qui célèbre Le Maroc
Contemporain,
un évènement d’exception pour un pays
d’exception,
avec des artistes d'exception, Fatema
Binet-Ouakka et Sébastien Payen !
Sur invitation - Réservation et confirmation
indispensable par email à :
peinturesenmouvement@outlook.fr
ou par téléphone : 06 63 26 85 16
Information
http://www.youtube.com/watch?v=03NrCV8NQMo
Entrée dans la limite des places disponibles
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MÉMOIRE TRADITIONNELLE RÉINVENTÉE AU CONTEMPORAIN
Fatema Binet Ouakka, artiste plasticienne à la
double identité franco-marocaine, revendique son
nom d’origine OUAKKA lorsqu’elle se métamorphose
en designer sur tissu. Elle est née dans la tribu
tamazightophone des Aït Sadden à l’est de Fès au
Maroc.
"Je voudrai rendre hommage à la femme lorsqu’
elle est en déplacement ou en mouvement, que ce
soit réellement ou symboliquement. Faire connaître
mon travail de designer sur tissu en accompagnant
le styliste Sébastien Payen me donne l’occasion de
créer des robes uniques, par leurs couleurs et
l’harmonie de leurs lignes esthétiques.
J’ai appelé "PEINTURES EN MOUVEMENT" dans le
tourbillon des robes créées depuis quelques années
avec Sébastien Payen, ces robes, conçues entre la
toile, la soie et l’organza, qui virevoltent,
sensuels ces dialogues, perçus comme des échanges
entre artiste. Justement un dépassement de ces
oppositions conceptuelles.
« Je me souviens des vêtements que portaient ma
mère, mes grands-mères et les femmes de ma tribu
avec les signes exprimant le langage de la
tribu, mais dans leur agencement, une
individualité farouche.
Ces vêtements, comme les tatouages, révélaient
leur identité profonde, leurs dégoûts, leurs
aspirations, leurs rêves. J’ai immortalisé
plusieurs de ces signes calligraphiés, parfois de
manière illisible sur certains modèles, ce qui
signifie que, comme elles l’avaient fait, j’ai
voulu réinventer un univers créatif féminin, car
j’en suis l’héritière, personnage hybride, à la
fois de ce temps et intemporelle.
Mais surtout projetée d’emblée dans des temps
futurs utopiquement pensés où les femmes
hériteront exactement comme les hommes.
Je trace d’abord sur la surface à peindre un
quadrilatère de la grandeur que je veux, fait
d’angles droits, et qui est pour moi une fenêtre
ouverte par laquelle on puisse regarder
l’histoire. Aujourd’hui l’histoire se déplace sur
l’être humain paré de la robe et c’est moins le
regard du spectateur qui la crée que les
froissements des tissus, où la complexité s’ajoute
au dialogique.
Où va-t-on si l’Art Contemporain n’est plus
moderne ou s’il cesse d’être plus moderne que la
modernité ?.
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